Ma découverte de l’écriture a commencé par : la lecture ! Depuis toute petite, je lis. Beaucoup. Je crois que j’étais déjà fascinée par la facilité avec laquelle ces auteurs arrivaient à me faire voyager sans quitter mon lit. Alors, à chaque fois que j’ouvrais un livre, je me délectais de chacune des pages car c’était la promesse d’un beau voyage. A chaque fois.

Puis, vers l’adolescence, j’ai ressenti très fort l’envie d’écrire. Au départ, ça a été pour me libérer de toute cette frustration, de toute cette mélancolie, de toutes ces interrogations qui étaient miennes. Un peu comme on écrit dans son journal intime.

J’aime beaucoup cette citation de Marguerite Duras :

« Écrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit »

Et puis, au fil de mes confidences, je me suis rendue compte qu’écrire me faisait du bien. C’était comme si la boule que je ressentais au creux de mon ventre voulait absolument sortir. Alors, dans ces moments-là, je laissais les mots me guider et mon esprit vagabonder. C’est ainsi que j’ai écrit ma 1ère nouvelle.

Quel plaisir j’ai eu à l’écrire cette nouvelle ! Puis, j’en ai écrit beaucoup d’autres et de fil en aiguille, j’ai eu envie d’écrire un livre, puis 2, puis 3. J’ai eu milles histoires dans la tête. Á chaque fois, le même scénario : une envie irrépressible d’écrire ! Je devais alors faire fi de tout pour libérer ces mots qui grondaient à l’intérieur de moi. Voilà pourquoi, j’ai toujours un carnet dans mon sac à main ! J’y note tout, dès que ça me vient. Une balade, une scène, une odeur, une humeur et me voilà embarquée dans une nouvelle histoire. Je m’y love avec un plaisir non dissimulé et je laisse l’histoire m’emmener où elle veut.

Une liberté, une discussion intime avec moi-même que je ressens pourtant comme une bouffée d’oxygène, une évasion. J’ai compris bien plus tard tous ces bienfaits que l’écriture a apportés dans ma vie (je vous partage d’ailleurs une émission qui traite du sujet 😉

Je crois, sans exagérer, que l’écriture  m’a sauvée ! Grâce à elle et à chacune de mes lectures, je me suis reconnectée à cette phrase oubliée, dite telle une promesse à moi-même à ma maîtresse d’école « Un jour, je serais écrivain ».

Le chemin à parcourir pour faire de cette promesse une réalité est encore long. Néanmoins, je l’ai en ligne de mire. Je ne la perds plus de vue.

Cette semaine, je vous présente Stéphanie Bardou. Stéphanie est une autrice plurielle, qui écrit aussi bien de la fantasy, des contes pour enfants, de la SF ou encore des dystopies. Elle a commencé à écrire jeune. Toutefois, c’est en 2013 qu’elle ressent une envie irrépressible d’écrire qui lui tombe dessus sans crier gare. 5 ans plus tard,  elle a écrit 17 romans haha ! Et elle en a 2 en préparation. Pour Stéphanie, son rapport à l’écriture est très instinctif. C’est viscéral ! Plus qu’un besoin, écrire est pour elle une nécessité.

Elle nous interpelle sur notre rapport à la nature, sur notre façon de consommer, elle y conte des histoires légendaires venues de cultures ancestrales, elle nous livre aussi un témoignage bouleversant avec son livre « Survivre ».

Je suis très touchée de vous présenter Stéphanie cette semaine car elle fait partie de ces auteurs qui me suivent depuis le tout début de l’aventure L’Arbre à Palabres. Á l’époque où j’en étais encore à faire des lives tous les jeudis à 19h pour me donner le courage de me lancer dans cette aventure entrepreneuriale ! Et, de son Québec d’adoption, il y avait Stéphanie qui assistait à mes lives et m’encourageait. Quel baume au cœur 🙂

Oui, je crois que c’est ça ! Le cœur.

Cette semaine, encore, nous parlons avec cœur.

Que la découverte soit belle.