Avant de découvrir que de nombreuses thérapies s’appuyaient sur l’écriture pour apaiser voire guérir, j’ai toujours su que l’écriture avant quelque chose de mystique. Quelque chose que l’on ne sait pas expliquer et qui pourtant fait tellement de bien à l’âme.

Je crois que le sentiment qui a dominé ma vie durant de longues années a été le manque. J’ai d’ailleurs épinglé sur le blog un article sur le sujet ! J’ai souffert du manque au plus profond de mon cœur. Du manque d’un père, du manque d’amour. Du manque tout court ! Je me sentais si incomprise, si seule. Jusqu’au jour où j’ai pris un cahier et j’ai écrit. Au départ, mon écriture était exutoire. Très vite, elle est devenue histoires. J’ai pris de plus en plus de plaisir à conter et mettre en scène ces vies, ces personnages, ces histoires rêvés.

Je découvrais dans ces moments-là la puissance protectrice de l’écriture.

Cette écriture qui m’enveloppait, m’enlaçait de ses bras bienveillants. D’une certaine manière, je crois que l’écriture m’a sauvée. De moi-même, des autres aussi. Elle m’a permis de sortir ce que j’avais à sortir, de laisser couler ce qu’il y avait à laisser couler. J’ai pu y poser ces boulets que je trainais aux pieds et reprendre mon souffle.

Cette semaine, je vous présente Audrey Manin. Audrey est l’autrice du livre « Les dernières affaires de Mercy Conwell ».  Un bon policier qu’Audrey a écrit tel un scénario de film. L’écriture, Audrey s’y est essayée très tôt. Pourtant, ce n’est que de nombreuses années plus tard, que l’écriture de ce livre prend forme. Suite à la perte d’une personne très chère à son cœur. Ecrire a été pour Audrey une manière de ne pas sombrer, de résister, de respirer, de souffler, de vivre. L’écriture l’a enveloppé de ses bras protecteurs et a pansé ses blessures.

Que cette semaine soit belle en compagnie d’Audrey.

Belle découverte.

 

Crédit photo : Visual Hunt