Aujourd’hui, j’étais attendue.

Festival Le livre à Metz. J’avais un débat littéraire à animer. Le thème « Pionnières ! des femmes conquérantes » avec 2 autrices de talent Isabelle Flaten et Michèle Kahn.

Oui, aujourd’hui, j’étais attendue.

Et, je m’étais préparée. A présenter, à questionner, à relier. 2 histoires. Tant d’histoires. De ces femmes qui arrachent leur liberté au prix de tout leur être, au prix de tout ce qu’elles sont. Parce qu’être libre, ce n’est pas faire tout ce que l’on veut. Non. Etre libre, c’est faire comme on veut.

C’est vrai, aujourd’hui devait être une ode. Une ode au féminin. Une ode à la femme dans son entièreté. Dans ses forces, dans ses faiblesses. Dans ses peurs, dans ses beautés. Dans toute son humanité. 

Mais aujourd’hui, hélas, nous sommes tous.tes confiné.e.s. Enfermé.e.s, isolé.e.s. Non, pas isolé.e.s, uni.e.s par la pensée.

Alors je crois que, ce débat que j’ai répété de nombreuses fois dans ma tête, aura eu le mérite de me nourrir, par la pensée. Et c’est rassasiée de ces mots récoltés que je m’en vais préparer mon prochain atelier. D’écriture, bien entendu.

Parce que le hasard a voulu que vendredi 10 avril, bien avant de savoir pour ce débat, je programme un atelier d’écriture. Un atelier d’écriture comme une ode. Au féminin. A la femme, dans son entièreté.

Crédit Photo : Unsplash – Chris Lawton