Il y des choses qui, une fois qu’elles sont faites, résonnent comme des évidences. Toutefois, contrairement à ce que l’on peut penser les évidences ne sont pas toujours… évidentes au début ! Vous me direz qu’elle est facile celle-là ^^ Mais en fait, cette réflexion synthétique que je vous livre là est le fruit d’années d’introspection, de questionnement, de doutes, d’essais manqués, d’envies avortées, d’écritures refoulées, de peurs affrontées, … Bref, cela m’a pris du temps pour comprendre que les évidences c’est nous qui les créons… ou pas ! C’est nous qui décidons d’être authentique, en phase avec ce que l’on a envie viscéralement d’être ou de faire semblant. D’entendre cette peur au creux du ventre et d’y aller quand même ou de nourrir cette peur au point qu’elle devienne tellement imposante qu’il n’y ait plus de place pour autre chose. De ne pas savoir ce qu’il y a derrière cette porte et de l’ouvrir quand même ou de rester confortable dans le moelleux de nos habitudes. D’avoir envie de tenter sa chance et de tout donner ou de ne pas oser y aller.

Je ne suis souvent posée ces questions fondamentales « A quoi je sers ?, quelle est MA spécificité à moi Lydie ? Quel est mon talent ? » Je ne vous cacherais pas que j’étais persuadée n’avoir aucun talent, ne servir à rien si ce n’est à suivre le courant tel un mouton. Me fondre dans la masse.

Voilà, je crois que mon évidence de départ était celle-là : me fondre dans la masse. Au point de devenir transparente et de m’oublier (peut-être !).

Sauf que très tôt, je ne suis aperçue que me fondre dans la masse ce n’était pas mon plus grand talent.

Pire que de ne pas aimer ça, je n’y arrivais tout simplement pas ! J’éprouvais ce besoin d’être. Mais alors pour quoi faire ?  Comment être quand on doit suivre le mouvement, ne pas faire de vagues ?! Quand on ne sait même pas à quoi on est bon !?

Je n’ai pas eu la chance de grandir en ayant viscéralement le sentiment d’être en sécurité. Je me suis souvent sentie « insecure » et en inconfort ! C’est comme ça et je l’accepte aujourd’hui ! Néanmoins, ce sentiment d’insécurité permanente m’a amené à me questionner (beaucoup !) sur moi et mon rôle dans ce vaste échiquier de la vie.

A quoi je sers ? Dure question que je me suis pourtant posée de nombreuses fois. Au point de me mettre une pression de dingue. Au point de m’obliger moi-même à être autre chose que celle que je suis (vous me suivez ?). Jusqu’à ce jour où je me suis aperçue que je déployais énormément d’énergie dans cette entreprise et que, malgré tous mes efforts, je n’arrivais pas à avoir une réponse satisfaisante à cette question ! Alors, quoi faire ? Continuer à s’épuiser en nageant à contre-courant de soi ou tenter, pour une fois, d’être. Juste pour voir ce que ça fait.

Quand je me suis posée pour savoir dans quelle direction je pourrais aller et pour quoi faire, j’ai repensé à mes vieux souvenirs d’enfance. J’ai tenté de me raccrocher à ces rêves que j’avais quand j’étais petite, quand je croyais que tout était possible 🙂 (et je le crois aujourd’hui encore plus). Je me suis souvenue de 2 choses. La 1ère : je voulais devenir écrivain. J’ai toujours aimé les histoires, les contes. En raconter, les écouter. Je me suis souvenue de cette affirmation faite à ma maîtresse d’école, du local qu’elle nous a prêté à l’école pour écrire nos BD avec une copine de classe. J’écrivais les histoires et ma copine Varinka (je me souviens de son prénom) dessinait les scènes. Aujourd’hui, j’ai la certitude que je le sortirais ce 1er livre le moment venu haha 😉

La 2ème chose : j’ai toujours voulu entreprendre. Je me revois infusant des fleurs séchées de lavande et de rose dans de l’alcool pour en faire des flacons d’eau de Cologne que je partais vendre en toquant chez les voisins hahaha (oui, je voulais être « nez » aussi ^^)

Á cette question « Á quoi je sers ? » je crois ne pas avoir de réponse. Je ne sais d’ailleurs pas si j’en veux vraiment une aujourd’hui ! Pas envie de m’enfermer dans des cases inconfortables ! Ce qui est sûr, c’est que je me lâche la grappe. J’accepte simplement d’être. Je me fais confiance en fait. Je m’écoute plus. Et cette peur qui m’accompagne, je l’accueille comme une boussole qui m’indique la bonne direction.

Martin Luther King a dit « Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut-être. Croyez en vous et ils se réaliseront sûrement ».

Cette semaine, nous la passons avec Nathalie Brunal.

Nathalie est une autrice qui s’est découverte par hasard. Un jour de mai, l’écriture lui ai tombée dessus. Comme ça. Sans crier gare. Alors même qu’elle ne se sentait pas capable d’écrire un livre ! Un an plus tard, elle en est à son 4ème roman auto édité ^^ Pour Nathalie, l’écriture est un cadeau tombé du ciel. Et si c’était un cadeau d’elle à elle-même !?

C’est son 1er roman « Une tragique fête des fraises » que je vous propose de découvrir dans la box d’été. Un roman pour se faire du bien, pour apprécier la légèreté, la fugacité de la vie avec tout ce qu’elle a de drôle et de dramatique aussi. Mais n’est-ce pas là les 2 faces d’une même pièce ?!

Nathalie partagera avec nous les coulisses de la rédaction de ce 1er roman qu’elle a écrit en 1 semaine. Quand je vous dis que l’écriture est un miracle haha (même Bernard Werber le dit 😉

Pour ce qui est des rêves, je vous partage cette musique d’Ibrahim Maalouf. Une musique que j’écoute souvent. Un moment de partage authentique. Un pur cadeau. (à écouter au-delà de la minute 3.40 😉

Belle découverte 😉