Je suis une grande curieuse de la vie, une semeuse de mots, une révélatrice de talents. J’aime aider les gens à se révéler.

Mon histoire c’est d’abord celle de rendez-vous manqués. Avec mon père d’abord, puis avec mon beau-père et sa famille ensuite. Avec ma mère aussi qui a préféré sa nouvelle famille à l’ancienne (trop de souvenirs peut-être ?!). Malgré tout cela, j’ai grandi. Seule. Beaucoup. Je me suis surtout jeté à corps perdu dans les livres. Toutes ces histoires m’apprenaient tellement de choses sur la vie. Grâce à toutes ces histoires, j’ai pu me rendre compte de la beauté de ce monde. C’est fou. J’ai ri grâce aux livres, j’ai voyagé grâce aux livres, j’ai aimé grâce aux livres, j’ai grandi grâce aux livres. Lire a été pour moi comme une respiration. Nécessaire, vitale. Et très vite, écrire a pris le relais.  Quel soulagement de pouvoir coucher sur le papier toutes ces choses, de pouvoir en imaginer de nouvelles. Les possibilités étaient infinies. De tout cela j’ai appris l’espoir.

Mon autre socle a été la musique. J’ai la chance d’avoir un petit brin de voix ^^ Alors dès que je le pouvais, je chantais. Dans les fêtes de quartier, aux mariages des cousines, pour les copains, sous la douche, dans mon lit. Plus je chantais, plus j’aimais chanter. Je n’ai pas (encore !) fait de piano-bar (faut que je me mette sérieusement au piano pour ça !) mais j’ai chanté dans quelques lieux sympas. Mon plus beau souvenir est le spectacle que j’ai eu la chance de faire avec une copine dans une salle à Paris, pour une soirée d’entreprise devant près de 1000 personnes. Vous vous rendez compte… Je ne saurais pas vous le décrire mais la musique est pour moi un lieu réconfortant où j’aime me lover quand ça va, quand ça va moins bien. Quand je veux être boostée, quand je veux être calme, quand je veux du réconfort. Et avec elle, sa grande compagne : la danse. Grâce à elles, j’ai appris la persévérance.

Dans mes longues périodes d’ennui, j’avais tendance à beaucoup observer : les gens, les choses, la vie qui passe. Un jour, mes yeux se sont posés sur un tableau qui était chez ma grand-mère Man Cilote. Il  représentait un bord de plage avec un canot amarré. J’ai voulu reproduire ce tableau. Pour passer le temps pour commencer. Puis, j’y ai pris goût J C’est ainsi que j’ai commencé à peindre. Des paysages au départ, puis petit à petit des choses plus abstraites. J’aime le geste, j’aime la matière, j’aime la poésie de la peinture.

J’ai grandi dans une famille où ma grand-mère était une très bonne cuisinière. Elle savait manier les épices comme personne. Je me souviens encore de ces senteurs, de cette façon bien à elle qu’elle avait de marier les épices. Tout à l’instinct qu’elle faisait. De toutes les pièces de la maison, je ne me sentais jamais aussi bien que dans la cuisine. Je crois que c’est de là qu’est né mon amour pour la cuisine et les épices. Mon amour pour les senteurs. J’aurais adoré être nez pour une grande maison de parfums 🙂 Tout comme cuisinière dans un petit resto d’ailleurs ^^

De mes fuites, j’ai appris les voyages et la rencontre de l’autre. De mes peines, j’ai appris le lâcher-prise. De mes échecs, j’ai appris la remise en question. De ce passé, j’ai appris la résilience. J’ai surtout retenu la curiosité. La curiosité de l’autre, la curiosité des choses.

Ce qui est certain, c’est que durant tout ce temps la vie m’a constamment rappelé à quel point elle est belle. A quel point elle est plurielle. A quel point je suis plurielle. Cette curiosité aujourd’hui, j’ai envie de la partager avec vous. Au travers de nos créations. Au travers des sujets qui nous animent. Parce que finalement c’est surtout ça, la vie. Une question de curiosité et aussi une question de création 😉

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Crédit photo : Visual Hunt